Le Musée des Tissus


Actualités de novembre 2021

Les dernières nouvelles du Musée des Tissus

Mercredi 10 novembre 2021

La crise sanitaire a obligé les établissements culturels français à demeurer fermés pendant les 2/3 de l’année 2020.
Ces mesures ayant été prolongées en 2021, le Musée des Tissus n’a malheureusement pas pu rouvrir au public avant sa fermeture pour travaux qui est intervenue à la fin du mois de mai.

Voici les informations sur l’avancée du projet de rénovation de très grande ampleur du Musée.

Tout d’abord, et préalablement au début des travaux, le chantier de la collection d’arts décoratifs a permis de recenser plus de 36 000 pièces, étant précisé que l’ensemble du cabinet d’arts graphiques a pu être numérisé à cette occasion.
La première phase des travaux a été engagée avec le lancement du chantier de restauration de l’hôtel de Lacroix-Laval, véritable perle architecturale, qui hébergeait le Musée des Arts Décoratifs, dans le respect du bâti et de son histoire.

Le dossier de presse décrit l’avancée de ces travaux et le travail exceptionnel effectué actuellement par les artisans d’art qui interviennent sur ce bâtiment.

Plongez dans les coulisses du chantier du Musée des tissus

Article Le Progrès du vendredi 22 octobre 2021

Un travail d’orfèvre est en cours, rue de la Charité à Lyon, pour la restauration de l’hôtel de Lacroix-Laval. L’édifice abritait depuis 1925 le Musée des arts décoratifs. Réalisé au XVIIIe siècle, il est classé monument historique. C’est la première étape du chantier colossal qui permettra la renaissance du Musée des Tissus.

Le chantier du Musée des Arts décoratifs, situés rue de la Charité, en plein cœur historique de Lyon, a débuté il y a tout juste un an. La Région, propriétaire des lieux depuis fin 2018, organisait une visite ce jeudi. « On a commencé par ce qui est le joyau de la parcelle, l’hôtel de Lacroix-Laval, protégé au titre des monuments historiques », nous précise Esclarmonde Monteil, directrice générale et scientifique du Musée des Tissus.

Redonner au lieu son cachet d’antan

L’édifice, datant de 1739, serait l’une des premières réalisations de l’architecte Jacques-Germain Soufflot, à qui l’on doit l’Hôtel-Dieu de Lyon ou le Panthéon à Paris. Jusqu’aux années 1920, cet hôtel particulier abritait plusieurs appartements occupés par la bourgeoisie lyonnaise. « Peu à peu le Musée des Arts décoratifs s’est installé et a colonisé étage par étage en faisant des modifications », explique la directrice. Des architectes du patrimoine et l’équipe du Musée, en lien avec la conservation régionale des monuments historiques, ont plongé dans les archives pour redonner au lieu son apparence du XVIIIe siècle.

À lire aussi

>> Rudy Ricciotti fera « sortir le Musée des Tissus de sa chrysalide » cliquer ici
La toiture a été refaite en intégrant des cheminées à leur emplacement d’origine, 200 fenêtres ont été changées, les façades restaurées pour redonner au lieu son cachet. L’hôtel particulier a été vidé de ses collections. Quelque 30 000 objets ont ainsi été répertoriés. Un travail titanesque.

Drapé de verre

Ce n’est pourtant qu’une petite étape de ce chantier qui doit permettre de réunir l’ancien Musée des Arts décoratifs à l’hôtel de Villeroy, qui accueille le musée des Tissus. La Région chiffre entre 50 et 60 millions d’euros l’ensemble des travaux. L’architecte Rudy Ricciotti, à qui l’on doit notamment le célèbre Mucem marseillais, a été retenu pour mener le projet global.
Le bâtiment qui borde la rue de la Charité sera reconstruit. L’ensemble des édifices seront réunis par un très contemporain drapé de verre. « Cela crée comme un écrin au patrimoine du XVIIIe siècle » dit Esclarmonde Monteil. Ce chantier pourrait débuter en 2023. La fin des travaux est envisagée pour 2026. L’hôtel de Lacroix-Laval accueillera l’exposition permanente, tandis que l’hôtel de Villeroy sera réservé aux expositions temporaires.
Anne-Laure WYNAR - Le Progrès

Façades, toiture et mise aux normes, lifting 4 étoiles pour l'Hôtel de Lacroix-Laval

Article Le Progrès du samedi 22 mai 2021

Les travaux de restauration entamés en janvier dans le Musée des Arts-Décoratifs, ancien Hôtel de la Croix-Laval du XVIIIe siècle, s'achèveront à l'automne 2021. En attendant le dépôt du permis de construire du projet de Rudy Ricciotti retenu par la Région Auvergne Rhône Alpes pour rénover l'ensemble des Musées des Tissus.

34 rue de la Charité, les travaux de restauration et de conservation du patrimoine immobilier de l'Hôtel Lacroix-Laval, monument inscrit inscrit au patrimoine culturel, n'échappent pas aux riverains et à l'œil des passants. Pour la Région qui a racheté le Musée des Tissus pour 1 euro symbolique en 2017 à la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI), l'objectif consiste à préserver cette perle architecturale du XVIIIe siècle, de l'embellir et de la mettre aux normes. 
Démarrés en janvier, les travaux assurent l'étanchéité à l'eau et à l'air des façades et toitures du bâtiment. Les tuiles mécaniques sont remplacées par des tuiles canal et les conduits des cheminées seront restitués. Les briques sont produites par l'entreprise De Wulf, labélisée Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV).
L'étape suivante sera le remplacement des fenêtres et la réfection des façades : changement des pierres abîmées, réfection des corniches et enduit. Puis viendra la mise aux normes du bâtiment à l'intérieur : accessibilité, installations techniques, sécurité et renforcement des planchers .../...

Une nouvelle scénographie et un enrichissement technologique

« Ces travaux intérieurs préparent l'hôtel de Lacroix-Laval aux futurs aménagements pour accueillir les parcours de visite. Ils seront servis par une nouvelle scénographie (éclairage adapté, vitrines et signalétiques repensées...) et un enrichissement technologique. Ce projet de rénovation global va permettre de réunir les collections textiles et arts décoratifs  .../...

L'Association de Préservation  du Quartier du Musée des Tissus dit non au béton, oui à la végétalisation.

À cet effet, ils ont déjà rencontré la directrice Esclarmonde Monteil et adressé un courrier au président de Région. « On est convaincu de la nécessité de sauver ce Musée et de perpétrer le savoir-faire lyonnais. Mais il y a des moyens plus économiques et plus écologiques de rénover ce Musée. Au lieu de partir de l'espace contraint, on bâtit en densifiant. Le projet présente 500 rn 2 de plus. On construit des bâtiments hauts avec une emprise au sol importante et des choix des matériaux qui dénaturent le site et ne le mettent pas en valeur» .../...

Projet de Rudy Riciotti : l'ensemble s'étendra sur 7 337 m2

Le projet de Rudy Ricciotti, architecte du Mucem de Marseille , maître du béton innovant, prévoit un ensemble qui s'étendra sur 7 337 m 2 , soit à titre de comparaison, environ 700 m 2 de plus que les serres du Parc de la Tête-d'Or, avec une construction minérale de verre et béton. 
Il préserve le patrimoine existant et prévoit une façade composée de textiles qui flottent rue de la Charité. Le bâtiment qui borde la rue de la Charité sera totalement reconstruit, tandis qu'un nouvel édifice sera élevé dans la cour, à la jonction des deux résidences du XVIIIe. .../...
Il devrait servir à orienter les visiteurs. L'ensemble sera doté d'un auditorium, café en terrasse, restaurant en roof top, librairie et d'un jardin. .../...
Nadine MICHOLIN - Le Progrès

Musée des Tissus : l'expo que vous ne verrez (peut-être) jamais

Article Le Progrès du vendredi 12 mars 2021

L'exposition "Les nouvelles n mascarades", carte blanche donnée à Jean Boggio, orfèvre joaillier, devait ouvrir le 15 janvier. Elle devrait fermer le 19 avril et elle ne peut être prolongée en raison des travaux programmés dans le Musée. Nous avons pu découvrir tout son éclat lors d'une visite privée.

Une des salles de l'exposition s'appelle l'Eden, mais c'est plutôt l'enfer qui attend Jean Boggio, orfèvre joaillier. Sa carte blanche, "Les nouvelles mascarades" devait être visible, à partir du 15 ...ans le Musée des Tissus. Ce qui n'a pas été le cas pour raisons sanitaires. Et elle doit se refermer le 19 avril, avec l'impossibilité d'une prolongation en raison des travaux qui doivent débuter en mai.
Si le gouvernement n'assouplit pas les règles, trois années de préparation et multiples collaborations avec des artisans de la région Auvergne-Rhône Alpes seraient alors réduits à néant. Encore une malchance pour le Musée, dont la précédente et grande exposition consacrée à Vivienne Westwood n'a pu être accessible que deux mois en septembre et octobre (lire ci-dessous).

De prestigieuses maisons 

Jean Boggio a été distingué par une Griffe lyonnaise en 2005 mais il n'est pas très médiatique. Pourtant, ce créateur a travaillé pour de prestigieuses maisons et manufactures : Daum, Baccarat, Hermès, Havilland, le Ritz, Long Il est surtout connu pour ses imposantes « bagues palais ».
Lyonnais, né à Saint-Just, au jourd'hui installé dans le Beaujo lais, ce quinquagénaire a commencé par un CAP de bijoutier joaillier délivré à la SEPR Son talent de dessinateur et son imagination foisonnante l'ont conduit à voyager et à approcher de nombreux domaines.

Première émotion muséale

« Le Musée des Tissus, c'est le premier musée que j'ai visité, avec ma mère et ma grand-mère. J'avais 8 ans. Il a été ma première émotion muséale Enfant précoce, né d'un grand-père peintre et d'une mère antiquaire, il dessine à 13 ans, Venise, la ville où ses grands-parents ont passé leur voyage de noces en 1926. Cette évocation le fait rêver : à partir d'un petit cliché, il a extrapolé. On retrouve son dessin initial en noir et blanc, prémisse de son style, puis sa reprise, en couleur et en taille XXL, sur papier ou crêpe de soie.

Artiste et artisan

L'exposition qui célèbre ses 40 ans de créations a été conçue avec Esclarmonde Monteil, la directrice et son équipe. Elle occupe tout le premier étage du bâtiment.
 « Bagues palais » donc, mobilier en porcelaine, poignées de portes, miroirs, luminaires, vaisselle, objets, dessins pour le textile, avec des thèmes de prédilection (la jungle, le cirque, les villes) ... on mesure l'étendue de la créativité de Jean Boggio.
D'autant qu'il a élaboré un univers pour chaque salle ici, la sobriété des bijoux posés sur des mains et des billes de bois ; là un décor couleur de lune, puis d'or... tout en cherchant à montrer les savoir- faire des artisans mais aussi le sien. Car en guide volubile, ce père de famille aime rappeler qu'il raconte avec la main Son talent n'est pas seulement d'imaginer mais aussi de construire et de réaliser.

Aujourd'hui, Jean Boggio a investi un palais de la Belle au bois dormant qui ne demande qu'à être réveillé, ... avant le 19 avril.

Pour en savoir plus sur le Musée des tissus, cliquer ici 

Vivienne, visite virtuelle

L'exposition "Art, Mode et Subversion" de Vivienne Westwood présentée à l'automne au Musée des Tissus s'invite chez vous grâce à une visite virtuelle commentée par les guides que vous pourrez interroger en fin de séance.
3 dates : 18 mars à 18 h 30, 23 mars à 18 h 30, 1 er avril à 12 h 30.
Durée 1 heure.
Sur inscription uniquement (cliquer ici). Tarif 8 €. À partir de 12 ans
Isabelle BRIONE, Le Progrès


Reportage de France 3 Auvergne Rhône-Alpes, jeudi 21 janvier 2021
Vidéo de  2' 30" (au début du JT)

Le Musée des Tissus, le voile se lève :

« Ricciotti va sortir le Musée des Tissus de sa chrysalide »

Article Le Progrès du mercredi 13 janvier 2021

Laurent Wauquiez révèle au Progrès le choix du jury pour la rénovation des Musées de la rue de la Charité à Lyon. C'est le père du Mucem qui a été retenu par le jury car il a su préserver le patrimoine existant tout en effectuant un geste architectural fort : une façade animée, composée de textiles qui flottent. un vrai signal dans la Presqu'île.

Elles étaient quatre agences en lice, c'est finalement celle de Rudy Ricciotti qui a été retenue par la Région Auvergne Rhône Alpes pour rénover le Musée des Tissus à Lyon. .../...
  • Trois raisons .../...
  • Début des travaux en 2023 .../...
  • Une facture de 50 millions .../...

Rudy Ricciotti, soucieux de l'environnement

Il est le père du Mucem, Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, à Marseille (construit en 2002) ce qui lui a donné une grande popularité. Ricciotti a aussi réalisé le stade Jean-Bouin, Paris. À Lyon, l'architecte basé à Bandol a aussi signé le Pavillon 52, immeuble de bureaux .../...


Il a failli disparaître...

2015 : les Musées des Tissus et des Arts décoratifs, situés 34, rue de la Charité à Lyon, sont en péril. Leur propriétaire, la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, ne peut plus les financer. La ville de Lyon et la Métropole ne veulent pas en entendre parler. un collectionneur basé an région parisienne, Daniel Fruman, lance une pétition qui recueillera 135 000 signatures.

2017, 2018, 2019, 2020 .../...

« Un acte de résistance »

Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône-Alpes
Les Musées sont fermés. Laurent Wauquiez a bien « un pincement au cœur » .../...

Une nouvelle exposition en attente : Les nouvelles mascarades

de Jean Boggio, un joaillier orfèvre inspiré par l'univers des clowns et de Venise vient d'être mise en place. Ce créateur, installé dans le Beaujolais et inventeur des fameuses "bagues palais" a travaillé pour de prestigieuses maisons de décoration, porcelaine et de soieries. Ses bijoux, dessins et objets occupent actuellement huit salles du premier étage du Musée.  .../...

Pour consulter ou lire l'article complet d'Isabelle Brione, cliquer sur le fichier ci-dessous.



Le Musée des Tissus de Lyon renaît avec une exposition sur Yves Saint Laurent

9 novembre 2019 - 8 mars 2020

Le Musée des Tissus de la capitale des Gaules accueillera l’exposition Yves Saint Laurent, les coulisses de la haute couture à Lyon. Un événement organisé en collaboration avec le musée Yves Saint Laurent Paris et un sous-titre « l’exposition- renaissance » qui signe la remise en selle d'un bâtiment promis à la disparition.

Longtemps objet d’incertitudes et de rebondissements quant à son avenir, le Musée des Tissus de Lyon, qui abrite plus de 2 millions d’œuvres (couvrant 4 500 ans de production textile), avait été cédé fin 2017 à la région Auvergne-Rhône-Alpes par la chambre de commerce et de l’industrie pour 1 euro symbolique, en échange de la promesse d'un investissement de 10 millions d’euros de la collectivité et d’une participation de l’Etat (les travaux devant commencer début 2020).
Pour célébrer sa "renaissance", le musée renoue donc avec une politique d’expositions ambitieuses – ont été organisées ici les expositions de Cristobal Balenciaga en 1985, de Jeanne Paquin en 1989, de Madeleine Vionnet en 1994 ou encore Franck Sorbier en 2009 -, et propose un parcours sur le travail du couturier français de 1962 à 2002, en mettant en avant des pièces peu connues, certaines présentées pour la première fois.
Organisée en quatre parties, l'exposition présente le processus créatif d’Yves Saint Laurent à travers 25 silhouettes, accompagnées de croquis et autres documents de travail (films, photographies de défilés, interviews…), et met à l’honneur huit maisons lyonnaises avec lesquelles le créateur collabora pendant près de 40 ans : Bianchini-Férier, Bouton Renaud, Brochier, Hurel, Sfate & Combier, les maisons Bucol, Abraham et Beaux-Valette.
Parmi les temps forts de l’exposition, la présentation de la robe de mariée de la collection automne-hiver 1980, un modèle dit « shakespearien », paré de bijoux, rend compte du travail et des étapes de fabrication nécessaires à sa réalisation.
Pensée davantage comme « un hymne à la matière, à la technique et au savoir-faire », plus qu’un hommage au créateur en lui-même, l’exposition se conclut par une immersion dans l’atelier de couture à la découverte des tissus, des gammes de couleurs et des échantillons qui ont nourri l’imagination d’Yves Saint Laurent.
Article du © FashionNetwork.com (14 octobre 2019)

Site du Musée des Tissus, cliquer ici

Yves Saint Laurent à son bureau, studio du 5 avenue Marceau, Paris, 1986.
© Droits réservés
Yves Saint Laurent à son bureau, studio du 5 avenue Marceau, Paris, 1986.
© Droits réservés
Yves Saint Laurent, Planche de collection, collection haute couture printemps-été 2002.
© Yves Saint Laurent
Yves Saint Laurent, Planche de collection, collection haute couture printemps-été 2002.
© Yves Saint Laurent

Les réactions dans la presse :


La RVL se mobilise pour les patrimoines

(extrait du journal RVL n° 148, juin 2017)

Dans tous les domaines, la RVL a toujours préféré poser les questions fondamentales aux personnes directement concernées.

Mais les réponses sont parfois… un peu vagues et ne satisfont pas vraiment notre légitime curiosité.
C’est pourquoi, à quelques occasions, nous avons joint notre voix à celles d’un ensemble de citoyens, estimant que nous avions le devoir d’être solidaire de leurs demandes. Nous avons, à ce titre, adhéré à l’association qui militait en faveur d’un grand Musée de la santé à l’Hôtel-Dieu - avec le résultat que l’on sait...

Récemment, nous avons également signé deux pétitions regroupant un nombre important de personnes :

- celle qui concerne le devenir du Musée des tissus et des Arts décoratifs – dont nous pensons que la fermeture ou le disséminement serait une perte inestimable pour notre cité ;
- celle qui demande que soient précisés les projets concernant l’ensemble du bâtiment de la salle Rameau et de l’Académie de billard, patrimoine architectural majeur, patrimoine culturel indéniable de la Ville de Lyon, dont nous souhaitons la pérennisation.
Bien évidemment, vous serez tenus au courant du résultat de ces démarches citoyennes.

Garder sauf, garder vivant le Musée des tissus !

(extrait du journal RVL n° 146, juin 2016)

Le 3 mars dernier, la présidente de la RVL s’est adressée par courrier à Mme la Ministre de la Culture pour demander le maintien sur place des activités du Musée des Tissus et de celui des Arts décoratifs.
S’appuyant sur le descriptif de ces institutions tel que celui-ci figure dans le dossier de candidature que la Ville avait déposé en 1997 en vue de l’inscription du site historique de Lyon sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, notre présidente faisait comprendre que la RVL ne pouvait pas « rester insensible devant le sort actuellement réservé à ces deux trésors de l’Humanité, représentatifs de l’exception lyonnaise ». Elle ajoutait : « Nous en venons même à nous demander si l’Unesco ne risque- rait pas, le cas échéant, de remettre en cause l’attribution de son label à la Ville de Lyon, pourtant devenue récemment présidente de l’Organisation des Villes du Patrimoine Mondial (OVPM). »
Cette lettre n’a reçu, pour toute réponse, qu’un courrier impersonnel émanant du cabinet de Mme la Ministre…
Extrait du dossier de candidature : Le Musée historique des Tissus est le plus important musée dans le monde dans ce domaine. Fondé dès 1890, il peut se réclamer d’une origine plus ancienne puisqu’il n’a fait que continuer en les spécialisant les efforts entrepris dès 1856 par la chambre de commerce et de l’industrie de Lyon. Il se situe dans la lignée des musées d’art industriel nés des expositions universelles.
Ses 4 millions de pièces permettent de suivre l’évolution du décor et des progrès de l’art du tissu dans le monde. Les collections sont divisées en deux parties : les tissus d’Orient (tapisseries coptes, tissus de Perse, tissus byzantins et musulmans), et les tissus d’Occident (dont les pièces les plus anciennes sont les tissus de l’Espagne Mauresque, de la Sicile et de l’Italie). La collection comprend, bien sûr, de nombreux exemples de la production textile lyonnaise (et particulièrement la soierie) depuis le XVIe siècle jusqu’à nos jours.
À l’origine, seule une salle du palais de la bourse lui était attribuée. Depuis 1946, il est installé dans l’Hôtel de Villeroy, ancienne résidence au XVIIIe siècle du gouverneur du Lyonnais, sis rue de la Charité.