Vie de la RVL


Assemblée générale 2019 de la RVL

(Samedi 23 novembre 2019)

La salle de la mairie annexe, qui nous accueillait, était comble pour cette AG 2019 ! 



Merci à Michel Rivoire

(Journal RVL n° 153, novembre 2019) 

Ingénieur, urbaniste, chargé de mission à la Communauté urbaine de Lyon, puis au Conseil régional Rhône-Alpes, depuis toujours lié à la Renaissance du Vieux-Lyon, Michel Rivoire vient de nous léguer une partie de ses archives. Ces documents (photographies, dessins, plans, dossiers de divers projets) enrichissent désormais notre fonds et, après leur indexation, pourront être consultés à la RVL.

Annick a le Mérite...

Samedi 19 octobre 2019

(Journal RVL n° 153, novembre 2019) 

Lors d’une cérémonie mémorable qui s’est déroulée le 19 octobre dernier dans les salons de l’Hôtel de Ville de Lyon, son frère Bruno Cotte, président honoraire de la Chambre criminelle de la Cour de Cassation et ancien président de Chambre à la Cour Pénale Internationale, lui a remis la croix de Chevalier de l’Ordre national du Mérite, en présence de Jean-Dominique Durand, adjoint au maire de Lyon délégué au patrimoine, de Béatrice Gaillout, maire du 5e arrondissement, de Thomas Rudigoz, député de la 1ère circonscription du Rhône, et d’une nombreuse assistance.
Les intervenants ont retracé la vie d’Annick et souligné son investissement constant dans l’action bénévole au service de la cité et des plus fragiles de nos concitoyens. La liste de ses engagements est impressionnante : assesseur au Tribunal pour enfants de Lyon, administratrice puis présidente du Centre Social de Saint-Just, écrivain public… 
Nous nous attarderons plus particulièrement sur son action, longue et décisive, au sein de notre association.
Annick, Lyonnaise de naissance et de coeur, de retour dans notre cité en 1982, est entrée « en RVL » en 1986. Elle en devient la secrétaire permanente dès février 1987 et le restera vingt années durant jusqu’à sa retraite, en juin 2007. Mais elle n’abandonnera pas pour autant la RVL puisqu’elle en prendra la présidence fin 2008 et l’assumera jusqu’à fin 2011, restant par la suite très active au sein du bureau. Durant sa longue période salariée, tandis que les présidents et présidentes passaient, Annick restait à la barre de notre association. 
Elle en tenait le secrétariat, assurait la coordination des actions et des commissions, ainsi que la réception des adhérents et du public, d’abord dans notre petit local de la place de la Baleine, puis dans des locaux plus adaptés mis à notre disposition par la Ville de Lyon, au 50 rue Saint-Jean. Chacun s’accordera à reconnaître que son implication a toujours très largement dépassé son strict contrat de travail. Son action la plus remarquable a été de créer, avec son inséparable et ineffable comparse Annie Neyret, une commission vouée à suivre les restaurations immobilières qui, à cette époque, furent très nombreuses dans le quartier. 
Les promoteurs voyaient, souvent avec crainte, parfois avec intérêt, débarquer ce duo de choc sur tous leurs chantiers. Elles inventoriaient les éléments de décoration architecturale qui pouvaient être préservés, constataient les défauts et discutaient des améliorations possibles des projets, en liaison étroite avec l’ABF et les services municipaux. Elles se préoccupaient également du relogement des habitants modestes, expulsés par ces opérations de réhabilitation lourde d’immeubles complets. 
Cette tâche importante, à la fois technique et sociale, a contribué à démontrer aux pouvoirs publics l’utilité et la légitimité de notre association pour le Vieux-Lyon et pour la cité toute entière. La réhabilitation-restauration a ainsi succédé à la sauvegarde obtenue quelques années plus tôt et concrétisée par le Secteur Sauvegardé, en 1964, et le Plan Permanent de Sauvegarde, en 1982.
Oui, Annick Lioud est bien une grande, une très grande dame de la Renaissance du Vieux-Lyon. Merci Annick, reçois une fois encore toutes nos félicitations ! ●
Annick, ses 2 sœurs et son frère© Georges Guerrier
Annick, ses 2 sœurs et son frère
© Georges Guerrier
Annick,son frère et ses 3 fils© Georges Guerrier
Annick,son frère et ses 3 fils
© Georges Guerrier
Annick et ses 3 fils© Georges Guerrier
Annick et ses 3 fils
© Georges Guerrier

Double lancement à Gadagne

Mercredi 16 octobre 2019

(Journal RVL n° 153, novembre 2019) 

Le 16 octobre dernier, l’auditorium du Musée Historique de Lyon a fait le plein de monde pour la présentation de cette nouvelle publication de la Renaissance du Vieux-Lyon et pour le lancement de l’aide que notre association va désormais apporter en vue de la restauration du petit patrimoine.
Après des mots de bienvenue, Xavier de la Selle, directeur du musée, a rappelé le plaisir qu’il avait eu déjà, l’an dernier, d’accueillir dans sa « Maison » l’exposition de la RVL.
Yves Neyrolles a énoncé les objectifs que s’étaient donnés les auteurs pour transcrire ce qui se développait dans l’espace d’une vaste salle en un ouvrage, qu’il a comparé, de par son contenu, à une sorte de « Que sais-je ? », et de par les choix de mise en page, à un « beau livre », plaisant à feuilleter, proposant de nombreuses photos en pleine page, voire en double page, pour permettre au lecteur d’entrer dans les images, de s’y évader.
Il a dédié son propos à la mémoire d’abord de son ami et co-auteur Bruno Voisin, et ensuite de ses amis Annie et Régis Neyret.
Après avoir lu le message de l’adjoint au Patrimoine, qui ne pouvait être présent, Frédéric Auria, actuel président de l’association, a présenté l’inventaire mené par la RVL concernant la dégradation et, parfois, la disparition d’éléments du petit patrimoine (statues d’angles des rues, impostes, heurtoirs, etc.) et annoncé notre décision de proposer, avec le soutien de la Ville, une aide pour la restauration de ces joyaux, qui sont aussi la marque de la singularité du Vieux-Lyon et contribuent à en manifester l’esprit.
Une séance de dédicace, assortie de gourmandises, a clos l’après-midi. 



Adieu Régis

(4 avril 1927 - 13 septembre 2019) 

Régis Neyret © Philippe Juste - Le Progrès
Régis Neyret 
© Philippe Juste - Le Progrès

Au terme d’une vie particulièrement dynamique et riche au bénéfice de Lyon, de ses habitants et, désormais, de toutes celles et tous ceux qui viennent découvrir notre ville, Régis Neyret s’est éteint paisiblement, dans sa 92e année.

Nous n’aurons jamais fini de dresser l’inventaire de tout ce qui, à travers sa pensée et ses propositions d’initiatives, aura compté au sein des associations : La Renaissance du Vieux-Lyon, d’abord, dont avec Marc Levin et Michel Nicolas il avait relancé l’esprit combatif dans les années 1960 ; Patrimoine Rhônalpin, ensuite, qu’il avait créé au début des années 1980 et qui, aujourd’hui, poursuit son essor sous le nom de Patrimoine Aurhalpin, appellation qu’il avait lui-même proposée lorsque les deux régions ont récemment fusionné.

Annie et Régis, devant leur marionnettes et Guignol, création de Gilbert Pavaly © Yves Neyrolles
Annie et Régis, devant leur marionnettes et Guignol, création de Gilbert Pavaly 
© Yves Neyrolles
Si le classement du Vieux-Lyon comme secteur sauvegardé (le tout premier en France) lui doit beaucoup, c’est l’idée de proposer l’inscription du site historique de Lyon sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco qui restera sa plus belle intuition - et son plus remarquable « pilotage », aux côtés de Didier Repellin et Denis Eyraud. Sans oublier qu’il a fait découvrir aux Lyonnais d’avoir à se préoccuper de leur patrimoine industriel en friche et, plus particulièrement, de celui du XXe siècle, pour le reconvertir et le faire revivre par des usages contemporains. La halle Tony Garnier illustre parfaitement ce don qu’il avait de « voir toujours en avant ».
Régis rejoint son épouse Annie, disparue au printemps dernier. Leur couple restera définitivement attaché à une vision revigorante et généreuse d’une ville qui, tout en maîtrisant son développement ait à cœur de se souvenir de son passé, respecte son patrimoine, le valorise, en fasse une richesse toujours vivante et offerte à tous.
La Renaissance du Vieux-Lyon salue le parcours exemplaire de deux de ses grandes figures, qui demeureront présentes en chacun d’entre nous, et adresse ses sincères condoléances à leur famille. 
Annie et Régis, pour le 50e anniversaire du 1er secteur sauvegardé de France : le Vieux Lyon (14 mai 2014) 
© Yves Neyrolles 
Annie et Régis, pour le 50e anniversaire du 1er secteur sauvegardé de France : le Vieux Lyon (14 mai 2014)
© Yves Neyrolles 

Leurs marionnettes, au côté de guignol (créations de Gilbert Pavaly), sont visibles à la Renaissance du Vieux-Lyon, avec leur "Musée des Horreurs Poétiques". (50 rue Saint-Jean)

Les réactions dans la presse :



Notre site, tout beau, tout nouveau, pratique !

(Extrait du journal RVL n° 152, juin 2019)

Voilà plus d’un an et demi que nous travaillons au renouvelle ment de notre site.

Le précédent, réalisé bénévolement par Calixte Blanc-Bernard, avait vieilli : en matière numérique, les choses vont à toute allure et posent de plus en plus des problèmes techniques. C’est pourquoi, cette fois-ci, nous avons fait appel à des professionnels de l’entreprise Monunivert, qui ont déjà réalisé des sites pour des associations oeuvrant dans des domaines proches des nôtres.

Mais, comme pour l’élaboration du précédent site, que de réunions ! D’abord celles de la commission dédiée (Josette Diop, Georges Guerrier, Annick Bideau, Annick Lioud, Elisabeth Blanc-Bernard et Laurence Ordan), puis celles de réunions élargies, en vue de tester le travail effectué… Que d’allers et retours ! Poser les bonnes questions : un site pour qui et pour quoi faire ? Construire l’arborescence, le squelette en quelque sorte, puis remplir tous les chapitres, ce lourd travail a été effectué essentiellement par Georges, Annick B. et Laurence, les relectures ayant été assurées par Annick L. et Josette.

Par rapport au précédent site, celui-ci offre des possibilités nouvelles, en particulier celle de vous tenir informés, non seulement de nos actualités, mais aussi de nos voyages et de nos conférences, de retenir votre participation et de régler celle-ci en toute sécurité, sans oublier une possibilité fondamentale pour la vie de la RVL : le règlement de votre cotisation annuelle.

Bienvenue donc sur notre site renouvelé pour y retrouver notre histoire, nos publications, les grands dossiers traités et ceux en cours, la vie du quartier, les actualités du patrimoine du Vieux- Lyon et d’ailleurs, ainsi que de nombreux dossiers à télécharger…
Soyez nombreux à lui rendre visite : cet outil devrait vous être utile, comme aux étudiants, aux chercheurs et à toutes sortes d’internautes curieux de Lyon et de son patrimoine !

En avant la jeunesse !

(Extrait du journal RVL n° 152, juin 2019)

Voilà maintenant plus d’un an que la commission Éducation-Jeunesse a mis en place et proposé, à l’ensemble des établissements scolaires de Lyon, des animations à destination des classes de l’enseignement primaire.
Faire découvrir aux enfants le patrimoine vivant du Vieux-Lyon et éveiller leur curiosité en matière de patrimoine sont les objectifs de la commission. Les animations, proposées sous forme de jeux de piste, de visites d’artisans, sont autant d’occasions d’enrichir leurs connaissances sur l’histoire de la ville.
Ainsi, depuis sa création, la commission a accueilli plus de 500 enfants, de CE1 ou de CM2, qui ont pu partager, dans la bonne humeur et de façon ludique, ces moments de découverte du quartier historique.
À la rentrée prochaine, nous proposerons un nouveau parcours, sous forme de balade urbaine, dans un secteur du 2e arrondissement.
● Contact : Renaissance du Vieux-Lyon, 50 rue Saint Jean 69005 Lyon. Tél : 04 78 37 16 04, contact@rvl-lyon.com

La RVL est orpheline…

(9 avril 2019)  

Annie Neyret nous a quittés et nous sommes tristes.
Beaucoup d’entre vous l’ont connue, beaucoup d’autres en ont entendu parler. Pendant de nombreuses années, plusieurs dizaines d’années, elle a mis au service de la RVL une énergie, une passion, un enthousiasme communicatifs.
Avec opiniâtreté, elle s’est battue pour un Vieux-Lyon remarquable, mais aussi humain, valorisé pour son architecture, mais aussi pour la qualité de vie de ses habitants.
Annie et les anciens présidents de la RVL (14 mai 2014) © Yves Neyrolles
Annie et les anciens présidents de la RVL (14 mai 2014) © Yves Neyrolles
« Les hommes passent avant les pierres … », fut son credo patrimonial.
Le Vieux-Lyon lui doit beaucoup, la RVL lui doit beaucoup.
Depuis quelques années, la maladie l’avait éloignée de notre quotidien. Mais tant que cela fut possible, nous l’avons tenue au courant de la vie de la RVL, de ses projets, de ses activités.
Aux côtés de Régis, son mari, elle aura été au service du Patrimoine.
Merci, Annie.

Annie Neyret lors d’un voyage de la RVL à Rome en mai 1997.© Yves Neyrolles
Annie Neyret lors d’un voyage de la RVL à Rome en mai 1997.
© Yves Neyrolles

Fenêtres de Lyon

(Extrait du journal RVL n° 152, juin 2019)

Soucieuse du bon entretien de son patrimoine, la Ville de Lyon poursuit un travail de pédagogie auprès des habitants et, plus précisément, auprès de celles et de ceux qui logent à l’intérieur du périmètre que l’Unesco a inscrit sur sa liste du Patrimoine mondial.
Un Cahier de recommandations pour le remplacement de fenêtres en site historique vient d’être réalisé à sa demande sous la responsabilité de la Direction de l’Aménagement Urbain, qui a oeuvré en étroite collaboration avec quatre architectes particulièrement qualifiés dans ce domaine (Maïe Kitamura, Thomas Bricheux, Tiphaine Poncet, de l’agence RL & Associés, et Luc Goupil), mais aussi avec la « chambre menuiserie » de BTP Rhône, l’Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine (UDAP), l’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC), la Métropole de Lyon, la société ACOUPHEN et SOLIHA (Solidaires pour l’Habitat).
Cette brochure de 28 pages, abondamment illustrée, est plus qu’intéressante à consulter avant d’entreprendre des travaux dans son propre appartement, ne serait-ce que pour s’assurer que ce que l’on veut faire s’harmonisera avec le reste de son immeuble comme avec l’esprit du lieu. Elle rappelle la longue histoire de la fenêtre à Lyon, depuis la Renaissance jusqu’à l’époque contemporaine et, s’appuyant sur ce qui fait la singularité de ce patrimoine, procède à un ensemble de recommandations toutes plus utiles les unes que les autres.
La RVL, qui, en 2017, a présenté une exposition sur ce thème à Chisinau (Moldavie), ne peut que formuler de vifs compliments devant une telle initiative et inviter à une diffusion la plus large possible de ce document. D’ores et déjà, on peut télécharger celui-ci en allant sur le site de la Ville et s’en procurer la version papier dans les mairies d’arrondissement, ou à la RVL.

Balade « à la decouverte des Madones » du Vieux-Lyon

(Extrait du journal RVL n° 152, juin 2019)

On peut parcourir les trois quartiers du Vieux-Lyon avec un fil conducteur : celui de vouloir découvrir les nombreuses et, le plus souvent, discrètes statues qui ornent les façades ou les angles des immeubles.

Les trois quarts des statues lyonnaises représentent la Vierge Marie, ce qui n’est pas étonnant dans une ville aux traditions mariales très ancrées. Le Guide des madones de Lyon (ouvrage collectif, édité par le diocèse de Lyon en 2008) en a recensé plus de 200, plus ou moins nombreuses selon les quartiers. La palme revient au 5e arrondissement, avec 85 statues ! La Renaissance du Vieux-Lyon a suivi Catherine de Rivaz, un des auteurs de ce guide et vice-présidente de l’association Les madones de Lyon, pour observer quelques-unes des nombreuses statues du quartier :
« Ce petit patrimoine fragile est privé et il semblerait qu’il ait été souvent négligé, même dans le secteur sauvegardé ! Si, dans l’histoire de ces statues, on comprend qu’au XVIIe s. elles aient été déjà fort nombreuses et sculptées certainement dans la pierre par des artistes connus, aujourd’hui ne restent de cette époque, le plus souvent, que les niches, vidées de leur statue d’origine, certaines munies, vraisemblablement au XIXe siècle, d’une statue très modeste, en plâtre, aujourd’hui extrêmement fragilisée par les intempéries, quand elle n’a pas été volée ou vandalisée ! Mais il arrive également qu’en ce même XIXe des artistes aient réalisé de nouvelles statues, par exemple dans les rues créées sous le Second Empire. Celles-ci sont particulièrement visibles dans la Presqu’île.
L’association « Les madones de Lyon », créée en 2008, s’efforce donc d’aider les propriétaires dans leurs démarches de restauration ou même de création d’oeuvres originales. C’est ainsi qu’en février 2019 une « Notre-Dame des Lumières », résolument contemporaine, en inox, a pris place rue Pierre Painlevé à Caluire (artiste : Benoit Mercier). Et, le 10 mai dernier, a été placée à l’angle des rues Baraban et Paul Bert (Lyon 3e) une grande statue faite en résine imitant la terre cuite et représentant Marie Auxilliatrice. Elle a pris place dans une niche du XVIIe siècle, dont la présence est étonnante dans ce quartier. C’est presque la « jumelle » de la belle niche baroque du 31 rue du Boeuf ! Cette toute nouvelle Marie est l’oeuvre de Christine Onillon, lauréate d’un concours organisé par Les madones de Lyon pour répondre à la volonté du promoteur d’orner la niche d’une nouvelle statue ! Beaux exemples à suivre ! »

● Catherine de Rivaz 

Jean-Paul Tabey, un ami de la RVL

Jean-Paul nous a quittés brutalement en décembre 2018. 
 Photographe passionné de l’histoire et de l’évolution de sa ville, il arpentait les rues d’un pas alerte et avait rassemblé une collection impressionnante d’images, mine d’or dont il a fait largement profiter notre fonds photographique. 
Sa famille de cœur, c’était Guignol et les siens. Aussi était-il devenu l’incontournable secrétaire des Amis de Lyon et de Guignol, toujours prêt à renseigner les amateurs sur la moindre question à ce sujet. Nous partageons la peine de son épouse et de tous ses amis.

Assemblée générale 2018 de la RVL

(Samedi 24 novembre 2018)

La salle de la mairie annexe, qui nous accueillait, était comble pour cette AG 2018 ! 
Dans sa 73e année, la Renaissance du Vieux-Lyon est toujours aussi motivée et énergique. 
Il y a 20 ans, nous avons eu la grande joie de voir inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco notre site historique pour sa valeur universelle exceptionnelle. Il figure parmi les « exemples éminents d’établissement humain » (critère de l’Unesco), parce qu’il combine un site exceptionnel et une continuité urbaine remarquable.  Rappelons que c’était une idée de Régis Neyret, ancien président de la RVL. C’est un honneur mais aussi une responsabilité pour Lyon et ses habitants. Cette distinction prestigieuse n’est pas éternelle, elle nous oblige. 
Nous avons raconté cette aventure à travers une exposition aux Musées Gadagne, visible jusqu’au 27 janvier.  
Comme toujours, notre principale préoccupation est la préservation du Patrimoine dans tous les aspects de la vie quotidienne contemporaine et dans tous ses usages, habitat, commerce et tourisme.  
Également nous nous sommes attelés à l’inventaire du “petit patrimoine” (portes, impostes, heurtoirs, madones, statuettes, etc.), à sa préservation et sa restauration.  
Comme de coutume, après l’exposé des commissions, le rapport financier et le rapport moral, les débats ont été riches et passionnés sur toutes sortes de sujets : le souci récurrent du bien-être des habitants à travers toutes ses problématiques, mobilité, bruit, propreté, prolifération des commerces touristiques, économies d’énergie et isolation des bâtiments anciens, toilettes publiques, poubelles dans les cours, etc.    
Nous ont honorés de leur présence :     
Jean-Dominique Durand, Adjoint au Maire de Lyon en charge du patrimoine,    
Béatrice Gailliout, Maire du 5e arrondissement,    
Bertrand Jaboulay, premier adjoint au maire du 5e,    
Françoise Petit, adjointe au maire du 5e en charge du patrimoine,    
Christian de Salins, adjoint au maire du 5e,    
Thomaz Rudigoz, Député de la 1ere circonscription du Rhône,     
Philippe Lamy, Direction de l’aménagement urbain,    
Laurent Chopart, Chargé de mission patrimoine à la Métropole,    
et de nombreux présidents d’associations.
Les discussions se sont prolongées ensuite devant le verre de l’amitié. 

Hommage à Bruno Voisin

(24 novembre 2018)

La RVL déplore la disparition de Bruno Voisin, ancien sociologue à l’agence d’urbanisme de Lyon, qui avait adhéré à notre association après avoir présenté une conférence consacrée à la présence juive dans notre ville, de l’Antiquité à la fin du Moyen Âge.
Élu rapidement au conseil d’administration, il a très activement participé à la vie de l’association, notamment pour le 50e anniversaire du classement du Vieux-Lyon en secteur sauvegardé. Cette année, il s’était fortement impliqué dans l’élaboration de l’exposition des 20 ans de l’inscription de Lyon au Patrimoine Mondial, longuement présentée aux musées Gadagne.
Chercheur infatigable, mais toujours souriant, il a fait profiter la RVL de son immense culture et de son talent, nous réservant la présentation de ses dernières publications : La Saône au cœur de Lyon… ; L’Île-Barbe aux portes de Lyon…

Journées Européennes du Patrimoine, Septembre 2018

(Extrait du journal RVL n° 151, novembre 2018)

Placées sous le signe du partage et, pour ce qui est de la métropole lyonnaise, de la gastronomie (prétexte à de nombreux partages), elles se sont déroulées sous un soleil qui incitait à la promenade et aux découvertes.

Parler de gastronomie dans le Vieux- Lyon peut paraître discutable, les bons, voire très bons exemples ne l’emportant pas sur une médiocrité parfois alarmante. Parler de patrimoine à savourer, de lieux de partages ou de convivialité, de tradition ou de modernité gastronomiques, fut plus aisé !
En tout cas, nos guides bénévoles ont pu faire goûter le Vieux-Lyon à près de 200 personnes, qui en ont apprécié les richesses.
La « balade à dessins, le Vieux-Lyon à croquer » a remporté aussi un vif succès. En quelques coups de crayon, les amateurs (ceux qui aiment et qui s’exercent à aimer mieux encore en défiant la blancheur du papier) ont su donner vie aux lieux, aux places et aux bâtiments sur lesquels ils avaient jeté leur dévolu.
Tout au long du week-end, nous avons, comme à l’accoutumée, rempli notre rôle d’informateurs auprès de visiteurs éphémères.
Un regret cependant : nous avions prévu des visites adaptées aux personnes à mobilité réduite. Celles-ci n’ont pu se tenir, faute d’inscriptions. Mais il est réjouissant de rencontrer, durant ces deux journées si particulières, des personnes enthousiasmées par la découverte des patrimoines de notre métropole. La capacité à s’émerveiller est la manifestation d’une vitalité réconfortante !

Vieux-Lyon en Humanité

(Extrait du journal RVL n° 151, novembre 2018)

Vieux-Lyon en Humanité, une invitation aux dialogues, proposée par les associations du Vieux-Lyon, a eu lieu les 6, 7 et 8 juillet dernier : 55 initiatives pour montrer le vrai visage des quartiers anciens des bords de Saône.
À cette occasion, la RVL a réinstallé sur les grilles du palais de Justice l’exposition du 70e anniversaire, le Vieux-Lyon a du talent, qui nous apparaissait comme la manière la plus juste de participer à cet événement. L’exposition est même restée visible jusqu’à la fin du mois d’août.
Nous assistions à la naissance d’un nouveau festival au programme fédérateur, riche de rencontres, d’échanges et d’expressions artistiques ô combien porteuses de liberté, de fraternité et de reconnaissance mutuelle : trois jours de fêtes et d’intense humanité sans interruption.
L’élan collectif généré témoignait d’un quartier ouvert au monde, interculturel et propageant des ondes positives qui se firent sentir dans la cité toute entière. Pour preuve, le film-clip Nous sommes le Vieux-Lyon ! projeté en ouverture du festival, en hommage à la richesse humaine et créative de notre quartier au-delà de son cadre patrimonial, continue de se découvrir sur internet. Cliquez ici pour regarder la vidéo.
Parmi les nombreuses initiatives, il nous semble qu’un point d’orgue a été atteint le samedi 7 juillet, en fin d’après-midi, lorsque le parvis de la cathédrale Saint-Jean a renoué avec une très ancienne tradition de spectacle populaire, et même profane, pour accueillir La grande duchesse de Gerolstein, un opérabouffe de Jacques Offenbach, interprété par la troupe lyrique Voix en Développement que dirige la mezzosoprano Malika Bellaribi-Le Moal, avec la participation de choristes issus des banlieues de plusieurs villes de France. Un moment de drôlerie et de grâce, salué par les cloches de la Primatiale, qui se firent entendre « à la volée », dans l’esprit de ces fameux sonneurs rythmant les journées et reliant les quartiers entre eux.
Nous eûmes ensuite le privilège d’assister à un concert donné par Gilles de la Buharaye, pianiste-compositeur, photographe sonore, grand voyageur dont la cécité n’est pas un frein à sa créativité musicale, aux influences de brise marine.

Les organisateurs remercient tous ceux qui aiment ce Vieux-Lyon, une œuvre faite de mille œuvres, dont chacune est à la fois l’âme et le récit au quotidien. Ils remercient les Dialogues en humanité et la Ville de Lyon qui ont contribué, en parfaite résonance, à la réussite de cet évènement.

20 ans ! L’aventure Unesco du site historique de Lyon

(du 13 juillet 2018 au 27 janvier 2019)

avec le soutien de la Ville de Lyon et en lien avec les Musées Gadagne

La Renaissance du Vieux-Lyon, accueillie aux musées Gadagne du 13 juillet au 9 décembre 2018, propose une exposition retraçant l’inscription du site historique de Lyon au patrimoine mondial de l’Unesco.
L’exposition comporte 26 panneaux qui constituent une vision panoramique du site. Le dossier de candidature était exposé dans une vitrine - Deux écrans complétaient cette présentation : 
- l’un où défilaient des images montrant le Vieux-Lyon qui, malgré sa densité urbaine, laisse transparaître des espaces de verdure,
- le deuxième proposait 2 films intitulés Renaissance, le premier réalisé par France 3 à la fin des années 1980, le second commandé par la RVL en 2014 pour marquer le 50° anniversaire du classement du quartier comme « secteur sauvegardé », le tout premier de France.
Pour tous publics.
1 place du petit collège, 69005 LYON (04 78 42 03 61)
Horaires : 10h30 à 18h30, mercredi au dimanche

Lien Facebook Ville de Lyon
Site Web des musées Gadagne


Marc Levin nous a quittés (1927 – 2018) 

(Extrait du journal RVL n° 150, juin 2018) 

Homme de talent aux multiples facettes, tour à tour éditeur, photographe, grand voyageur, écrivain, espérantiste, rotarien et, heureusement pour nous, président de la Renaissance du Vieux- Lyon (de 1964 à 1967) à qui il dédiait récemment son dernier livre, Marc Levin a levé définitivement l’ancre le 18 mai, rejoignant une épouse dont il avait su assurer l’accompagnement quotidien dans les douloureuses prémices de la mort.

Avec Régis Neyret et Michel Nicolas, il avait constitué un trio particulièrement combatif, au début des années 1960, pour engager la sauvegarde définitive d’un Vieux-Lyon alors promis à un noir destin. C’était, disait-il, « une époque pionnière, où il fallait à la fois faire découvrir le Patrimoine, le promouvoir, le défendre et en susciter la réhabilitation. »
Nous saluons aussi l’homme de coeur qui, avec son épouse, s’était créé une vraie famille en adoptant plusieurs enfants. À cette famille, devenue nombreuse, nous présentons nos très sincères condoléances.




La Revue de presse hebdomadaire de la RVL : votre avis nous intéresse 

(Extrait du journal RVL n° 150, juin 2018)

Depuis plusieurs années, la RVL adresse à ses adhérents une collecte d’articles de presse concernant le patrimoine du Vieux-Lyon et de Lyon, ainsi que les évènements majeurs (urbanistiques, culturels, touristiques) qui reflètent la vie de notre cité.

Il semble que cette revue de presse soit accueillie favorablement. Mais elle est peut-être susceptible d’améliorations.
Quel est votre avis ?
Quelles sont vos réserves ou vos suggestions ?
Souhaiteriez-vous plus d’articles ?

Souhaiteriez-vous moins d’articles ?
Si, au gré de vos lectures, vous rencontrez un article qui pourrait y figurer, accepteriez- vous de nous l’envoyer par internet (après numérisation du document) ou par la Poste sous sa forme papier (en notant bien le nom du Journal et sa date de parution) ?

Vous pouvez répondre par courriel à ce sondage d’opinions, il nous sera utile
 : contact@lyon-rvl.com




Merci à Annie et Régis Neyret

(Extrait du journal RVL n° 150, juin 2018)

Annie et Régis, pour le 50e anniversaire du 1° secteur sauvegardé de France : le Vieux Lyon (14 mai 2014)© Philippe Carry
Annie et Régis, pour le 50e anniversaire du 1° secteur sauvegardé de France : le Vieux Lyon (14 mai 2014)
© Philippe Carry
Régis et Annie sont désormais installés tous les deux dans une résidence adaptée à leur état de santé. Ils ont donc abandonné leur appartement et les trésors que celui-ci renfermait.
Mais ils ont souhaité faire profiter la RVL de la partie de leur bibliothèque qui concerne plus spécialement le patrimoine et l’architecture de Lyon et du Vieux-Lyon. Un héritage que nous saurons apprécier !
Dans un premier temps, il faudra coter ces ouvrages. Si certains veulent se plonger dans ce travail, ils seront, bien sûr, accueillis à bras ouverts ! 
Nous vous rappelons à cette occasion que les livres ou revues que possède la RVL sont consultables au siège de l’association… mais ne peuvent en sortir.
N’hésitez pas à venir profiter de nos richesses !


Pour consulter les articles Vie de la RVL avant 2018, cliquer ici

Annie et Régis, pour le 50e anniversaire du 1er secteur sauvegardé de France : le Vieux Lyon (14 mai 2014) 
© Philippe Carry
Annie et Régis, pour le 50e anniversaire du 1er secteur sauvegardé de France : le Vieux Lyon (14 mai 2014)
© Philippe Carry