1946-1958
1958-1968
1968-1980
1980-1989
1989-1996
1996-2006
À partir de 2007

> 60 ans d'histoire > 1980-1989 : De multiples restaurations


De multiples restaurations

La loi Malraux et les HLM dans le Vieux Lyon
1981 : le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur du Vieux-Lyon (PSMV) conçu par Jean-Gabriel Mortamet, est publié. Il fait l’objet d’une exposition « Quel avenir pour notre passé ? » préparée par l’Etat et la Municipalité.
La RVL va jouer, avec « Saint-Georges Village » un rôle d’explicateur de texte. Elle participe à un comité de pilotage mis en place par la Ville.
La RVL est consultée au moment des réhabilitations des immeubles HLM (150 logements). Mise en place d’une OPAH (opération programmée de l’amélioration de l’habitat) sur les quartiers de Saint-Georges et de Saint-Paul : 400 logements vont en bénéficier.

Opérations de restaurations privées
La loi Malraux accorde, sous certaines conditions, des avantages fiscaux non négligeables aux investisseurs qui s’engagent dans la réhabilitation d’immeubles en secteur sauvegardé ou dans les PRI (périmètres de restaurations immobilières). La ville de Bordeaux utilisait déjà largement cette procédure. La RVL établit des contacts avec elle et va permettre d’introduire à Lyon le système des AFUL (associations foncières urbaines libres). 500 logements seront ainsi restaurés entre 1985 et 1995.
La Commission technique de la RVL se joindra à l’Architecte des Bâtiments de France et à la Sémirely qui exercent un contrôle sur ces réhabilitations.

Parallèlement, 2 hôtels de luxe vont voir le jour à cette période : Cour des Loges à l’emplacement des 2. 4. 6. 8 rue du Bœuf en 1986 et la Tour Rose achevée en 1990 aux 20 et 22 rue du Bœuf. (l’Hôtel Phénix sera restauré en 1992 et la Villa Florentine ne sera créée qu’en 1993).

C’est après une visite du Premier Ministre Raymond Barre en 1980, en compagnie des animateurs de la RVL qui l’alertent sur la crasse de la Primatiale, que les crédits seront débloqués et que les travaux de restauration de la façade seront votés. Dix ans plus tard, Didier Repellin, ACMH, conduira la restauration du chevet avec une volonté pédagogique affirmée (visites publiques du chantier, loge des tailleurs de pierre visible de la rue).

Un recours gagné au Tribunal Administratif
L’immeuble du 5 rue Jean Carriès est fragilisé par les travaux du métro. Son propriétaire décide de le démolir, allant ainsi contre le PSMV qui préconise sa conservation. La RVL, sûre d’un confortement possible de cet immeuble, engage un recours au Tribunal Administratif qui lui donnera raison.
Ce jugement fera jurisprudence dans plusieurs villes de France à secteur sauvegardé confrontées à un problème similaire.

Pendant cette période, la RVL publiera une série de dossiers faisant le point sur les restaurations publiques ou privées (1981,1984,1986).

Evolution commerciale – nuisances dans le Vieux-Lyon
La RVL et l’association des commerçants confient à un cabinet d’études une étude sur l’équilibre commercial dans le Vieux-Lyon car l’activité commerciale subit alors de grandes modifications (libération des rez-de-chaussée transformés en restaurants et boîtes de nuit). Le tourisme nocturne entraîne des nuisances pour les habitants.
La RVL lance une première campagne de sensibilisation auprès des « touristes » de la nuit : « Chut, le Vieux-Lyon dort ».
La réhabilitation des immeubles entraîne une fermeture progressive des portes d’allées. La RVL, avec l’Office du Tourisme, met en place une réunion de réflexion sur ce sujet réunissant propriétaires, syndics, représentants des collectivités, Architecte des Bâtiments de France pour tenter de trouver une solution à ce qui peut rapidement devenir catastrophique pour le tourisme.

Une vie associative riche
La RVL accompagne les associations nouvelles qui se créent dans le Vieux Lyon, en liaison avec la MJC du Vieux Lyon dont elle est administrateur et s’associe à certaines de leurs activités.
Elle participe aux CICA (Comités d'Initiative et de Consultation d'Arrondissement), mis en place dans les mairies d’arrondissement à la suite de la loi PLM.

Elle décide de faire suivre l’Assemblée Générale d’un repas convivial, facilitant les contacts entre les différents membres.
35 ans après sa création, elle organisera une journée de travail pour faire le point sur ses missions et ses réalisations.

Dès 1962, la RVL avait organisé des Journées d’étude. Elles auront lieu chaque année et seront de véritables journées de « formation permanente » sur des sujets touchant à l’histoire, la géographie, l’urbanisme, l’architecture.
Elle mettra en place des voyages à l’étranger. Le premier eut lieu en 1981 à Florence à la rencontre des Gondi et des Gadagne (qui nous rendront visite en 1988).

La RVL participe à la création de « Patrimoine Rhônalpin », fédération d’associations de valorisation du patrimoine dans les 8 départements de Rhône-Alpes.

De nouvelles publications
En 1980, premier annuaire des adhérents, plusieurs fois réédité (jusqu’en 2004).
Edition, en collaboration avec Patrimoine Rhônalpin, de 2 Guides du Patrimoine méconnu : « Trois quartiers historiques entre 1975 et 1985 : Lyon, Annecy et Chambéry » en 1988 et « Images du Vieux Lyon » en 1989.
Participation à la réalisation d’un film réalisé par FR3 « Lyon Renaissance », diffusé à plusieurs reprises (encore disponible en cassette vidéo).

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