Vieux-Lyon 2020
Les rives de Saône
Les prisons

Pour en savoir + :

Vieux-Lyon 2020 Pdf
Mandat 2014-2020

Vieux-Lyon 2013 Pdf
Mandat 2008-2014

Vieux-Lyon 2010 Pdf
Mandat 2001-2008

Vieux-Lyon 2000 Pdf
Mandat 1995-2001

 

 

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« Vieux-Lyon 2020 »

Le Vieux-Lyon :

quartiers habités,

quartiers touristiques,

quels équilibres dans la ville ?

Nous publions l’ensemble du dossier remis aux candidats pour les élections municipales (2014)

Préambule

Depuis 4 mandatures, la Renaissance du Vieux-Lyon propose aux candidats à la Mairie de Lyon, une respiration avant les élections...; un temps de pause propice à la réflexion, à l'échange.

Cette année encore nous vous invitons à partager avec nous l'esquisse que nous avons dessinée pour décrire les contours du Vieux-Lyon dans la ville de demain.

2014 : la date n'est pas anodine. Elle marque le cinquantenaire du classement du Vieux-Lyon par André Malraux. Un classement qui a « rendu » ce quartier à la ville. Cinquante ans qui ont permis à celui-ci de se métamorphoser et de devenir à nouveau un vrai quartier dans la ville.

Alors, à la veille de cette nouvelle mandature, nous nous proposons de partager avec vous notre vision du Vieux-Lyon pour les années à venir. Un avenir qui, pour nous, doit désormais se réfléchir et s'envisager en connexion avec le reste de la ville.


Comment le Vieux-Lyon peut-il vivre sa « re-connexion » à la ville et, au-delà, son ouverture au monde sans céder aux sirènes de toutes sortes, tout en préservant le fragile équilibre citoyen construit pas à pas par des hommes et des femmes de conviction?


L'ENJEU :
UN FRAGILE ÉQUILIBRE À CONSERVER ET À DEFENDRE

Le Vieux-Lyon, s'il n'est pas le site Unesco à lui tout seul, en est néanmoins la perle, voire la locomotive. L'inscription a décuplé l'activité touristique. Ajoutés à ce premier phénomène, les nouveaux modes d'habiter, de voyager et de visiter mettent une pression supplémentaire sur le Vieux-Lyon qui fait face dès lors à une fréquentation touristique confinant parfois à la sur-fréquentation.

Ce phénomène nous inquiète car nous pensons que le savant équilibre des fonctions du quartier (résidentielle, commerçante, modes de vie) et celle du tourisme, patiemment constitué depuis 50 ans par des acteurs de conviction (élus, acteurs économiques, etc.) risque malheureusement d'être détruit par une mono-activité qui, peu à peu, exclut les autres pans de l'économie et fait fuir certains habitants (phénomène que nous observons déjà).

Nous constatons une réelle dégradation de la qualité des commerces, une réelle dégradation de « l'ambiance » et de la qualité de vie. Comment accepter que l'on se fasse tuer sur un parking, quai Romain- Rolland, ou en achetant un sandwich, rue Saint-Jean ?

La RVL, instance de dialogue, et acteur de la Cité souhaite être associée à la poursuite d'une réelle politique volontariste où les échanges avec les collectivités ne se limitent pas à mesurer la taille des terrasses ou à dénombrer les rondes des forces publiques, etc.

Nous souhaitons que soit poursuivie une réflexion globale sur l'équilibre du Vieux-Lyon, réflexion indispensable pour que ce quartier soit toujours vivant, c'est-à-dire multiple, lieu de vie comme lieu d'accueil, commode, confortable, respectable et chaleureux afin de répondre à un enjeu de taille : la gestion de la « tension » entre les habitants et les usagers d'un patrimoine exceptionnel.

 

Retour sur « Vieux-Lyon 2013 »
Mandat 2006-2013

Ce que nous proposions sur l'ensemble du Vieux-Lyon

Pavage : une réfection complète du sol des rues et des places avec le souci de l'accessibilité pour tous et une remise à plat de la zone piétonne du quartier Saint-Georges afin d'en améliorer la fréquentation.

Éclairage : une réflexion était demandée afin de repenser l'éclairage en fonction des nouvelles mises en lumière prenant en compte les avancées technologiques, ou écologiques.

Signalétique : à entretenir et à nettoyer.

Logement : nous souhaitions un inventaire des immeubles ou des appartements susceptibles d'être acquis ou préemptés par la ville, afin de continuer l'œuvre de mixité sociale entreprise dans les années 80.

Protection du petit patrimoine :

  • Inventaire à compléter avec recherche systématique des propriétaires responsables.
  • Recherche de solutions financières.
Animation : favoriser une animation qui respecte un quartier où les habitants vivent (travaillent, habitent, etc.), s'appuyant sur le concours des habitants et des associations (les Dragons de Saint-Georges, les Tupiniers, la MJC-Maison pour Tous du Vieux-Lyon, etc.). Le quartier n'est pas une zone ludique « réservée ».

Ce que nous proposions par quartiers

Saint-Georges

  • Création d'un pont (ou passerelle) entre Ainay et le Vieux-Lyon, d'un funiculaire panoramique à partir des Voies Navigables de France.
  • Création d'une auberge de jeunesse déconcentrant celle du Chemin Neuf et créant des emplois.

 Saint-Jean

  • Repenser l'ensemble « Palais Saint-Jean / cathédrale / jardin archéologique / maison du Chamarier ».

Saint-Paul

  • Réaménagement de la gare et de ses abords.
  • Réouverture d'une antenne de La Poste et d'un un point d'information touristique et culturel.
  • Réfection du palais de Bondy.

Redynamiser les quartiers Saint-Georges et Saint-Paul (création d'un plan Fisac)

Et puis...

  • Reconquérir les Berges de la Saône.
  • Recoudre le tissu meurtri par d'anciennes opérations d'urbanisme.
  • Donner une cohérence aux espaces publics.
  • Repenser la circulation de sorte qu'elle soit plus conviviale.

Alors, « Vieux-Lyon 2013 » devenu réalité?

La Renaissance du Vieux-Lyon avait donc mis l'accent, sur 4 priorités qu'elle souhaitait voir réaliser en 2013 :

  • le réaménagement total ou partiel des rives de la Saône,
  • la re-dynamisation de Saint-Paul et de Saint-Georges,
  • la réalisation d'un ensemble de grande qualité à partir de l'ancien groupe épiscopal,
  • la réfection complète du revêtement des rues et des places.

à l'aube de 2014, la RVL se félicite de la réalisation de grands chantiers venus embellir le Vieux-Lyon :

  • la restauration du Palais de Justice historique,
  • la restauration des façades de l'Archevêché,
  • la restauration du chœur de la cathédrale Saint-Jean,
  • la restauration de la gare Saint-Paul, le projet de restauration du palais de Bondy,
  • le réaménagement des rives de la Saône et, notamment, l'aménagement de Dumetier Design devant le Palais de Justice, aménagement qui nous connecte ou nous reconnecte avec le « Vieux-Lyon d'en face ». Le Vieux-Lyon, quartier de la ville de Lyon, doit vivre en relation avec le reste de la ville. Tous les efforts et toutes les batailles qui ont été livrées dans les années 1960 et plus tard n'ont eu de cesse que de marteler cette idée. Aussi nous nous réjouissons de ce nouvel aménagement réalisé, qui en est un maillon fort.

La ville, terrain vivant n'est donc jamais « finie », elle est en perpétuel mouvement pour s'adapter aux nouveaux modes du vivre ensemble.
Le Vieux-Lyon n'échappe pas à la règle et il est toujours en devenir !

Aussi, dans les pages qui suivent, la Renaissance du Vieux-Lyon, acteur de terrain et de la Cité, souhaite faire part des préoccupations de la société civile qu'elle représente et proposer des axes de réflexions et de réalisations.

Nos propositions pour « Vieux-Lyon 2020 »
Mandat 2014-2020

1- Les liens avec la ville

Le Vieux-Lyon n'est pas isolé dans la ville. Il vit en connexion avec les quartiers qui l'entourent : la colline de Fourvière, la rive gauche de la Saône (quartier Mercière/ Saint-AntoIne, « Vieux-Lyon d'en face »), Vaise et Confluence.

La RVL souhaite donc l'accentuation du bouclage des rives entre elles pour que le Vieux-Lyon et ses quartiers s'inscrivent dans une mise en réseau avec le reste de la ville.

Les quartiers, éléments vivants de la ville
Avant de se pencher sur la question de la transversalité liée aux ponts et passerelles, un préalable nous semble nécessaire : le Vieux-Lyon ne se réduit pas au seul quartier Saint-Jean, c'est aussi Saint-Paul/Bourgneuf et Saint-Georges/La Quarantaine.

Ces deux extrémités du Vieux-Lyon mériteraient une attention spéciale : problèmes d'habitat (petite taille de certains logements, inconfort et dégradation du bâti, éloignement, absence de commerces...) ; problèmes de vie quotidienne (établissements de nuit, difficultés de stationnement...) ; absence de mise en valeur du patrimoine (église Saint- Laurent, en particulier) ; besoin de requalification des espaces publics, à Bourgneuf comme à la Quarantaine.
Il conviendrait donc de mettre en place un programme transversal d'actions pour les désenclaver et les re-dynamiser.

La Saône, au centre de la transversalité

  • La RVL revendique la poursuite du réaménagement de la rive droite de la Saône qui pourrait, dans un premier temps, porter sur quelques secteurs emblématiques, notamment le réaménagement du quai et de l'accès à la Saône au droit du palais de Bondy, le débouché de la rue de la Baleine sur le quai Romain-Rolland (voir plus bas), ou encore l'esplanade devant le bâtiment de VNF, à La Quarantaine. La RVL propose ainsi des aménagements de qualité dont la restauration du palais de Bondy pourrait donner l'envie de continuer
  • Dans la logique de reconquête des fleuves, le Vieux-Lyon doit aussi bénéficier de nouveaux itinéraires. Il nous parait souhaitable de mettre les quartiers dans des boucles pour qu'ils entrent en relation les uns avec les autres. Si l'avènement de nouvelles passerelles et de nouveaux ponts (Robert-Schumann, Raymond-Barre...) va créer de nouveaux itinéraires, ceux-ci pourraient être complétés par la re-création de la Passerelle du Change ou « passerelle des Merveilles ». Cette passerelle permettrait de refaire le lien entre la place du Change et l'église Saint-Nizier sur l'emplacement historique du pont de Saône, épicentre du périmètre Unesco. Il s'agirait de réinventer une traversée Ouest-Est majeure, naturelle et logique, permettant de construire des boucles piétonnes s'appuyant, en amont, sur la passerelle Saint-Vincent et, en aval, sur celle du palais de Justice. Une telle réalisation permettrait la redynamisation du Nord du quartier Saint-Jean.
    Cet itinéraire pourrait être complété par une autre passerelle piétonne sur l'emplacement de l'ancien pont d'Ainay. Moins stratégique, mais pouvant faire l'objet d'une réalisation simple, car s'inscrivant dans un secteur resserré du lit de la rivière, cette nouvelle passerelle d'Ainay permettrait de désenclaver le secteur de la Quarantaine et de constituer une boucle piétonne : La Quarantaine, église d'Ainay et mairie du 2e arrondissement, place Ampère, rue Victor Hugo, rue Sala, passerelle et rue Saint-Georges. Elle permettrait de redynamiser le quartier de La Quarantaine et faciliterait l'accès du secteur Saint-Laurent et de la montée de Choulans. La passerelle d'Ainay constituerait aussi un accès logique à un dispositif d'ascenseur permettant de gagner le « parc des hauteurs ».

  • Dans ce souci de transversalité, la montée en charge du transport en commun fluvial nous parait indispensable (service régulier grand public). La navette Saint-Paul/Confluence pourrait augmenter ses fréquences et être prolongée jusqu'à Vaise, au Nord.

  • Pour compléter ce dispositif, il semblerait opportun de mettre en place le prolongement de la piste cyclable vers le Sud, sur la rive droite de la Saône.

Poursuivre et enrichir les cheminements vile haute/ville basse
à l'instar d'autres villes d'Europe, Lyon pourrait réaliser des cheminements permettant de proposer des panoramas sur la ville : connexion de la partie basse de l'Antiquaille avec le chemin du Rosaire ; reconsidération des montées et des escaliers ; réutilisation du tunnel Saint-Paul/Fourvière.

Ainsi, comme d'autres villes au relief accidenté (Barcelone, Grenoble, New-York, Medellin...), Lyon pourrait se doter d'un téléphérique urbain reliant le Parc des Hauteurs à Saint-Georges, autre moyen de désenclaver le quartier sud du Vieux-Lyon.

Le pont maréchal Juin : proposition de métamorphose
Ce pont très large et qui accueillera de moins en moins de véhicules pourrait être reconfiguré et paysagé. Ainsi pourrait-il accueillir un mail planté, une piste cyclable, des espaces de jeux et de rencontres, mais aussi des points de vue pour contempler la rivière, les façades du quartier historique et la colline de la Croix-Rousse.

L'accès au Vieux-Lyon par la rue de la Baleine

À proximité de l'une des déposes de cars, cet accès gagnerait à être reconfiguré, en lien avec le traitement de la descente du pont Alphonse- Juin sur le quai Romain-Rolland. Actuellement, le pont se termine par une paroi de béton qui écrase littéralement ce segment du quai. On pourrait envisager une intervention forte pour recréer une continuité piétonne avec une entrée de la rue de la Baleine à l'image - mais dans un site encore plus contraint - du parvis de Bruno Dumétier devant le palais de Justice.

La RVL souhaite que soient mises en place des politiques et des équipements visant à améliorer et renforcer les cheminements dans le Vieux-Lyon (haut et bas , Sud et Nord) à revitaliser les quartiers extrêmes (Saint-Paul/Bourgneuf et Saint-Georges/La Quarantaine) à amplifier la liaison avec le site Unesco et le reste de la ville et, notamment, avec la modernité des quartiers contemporains :
Vaise et le quartier de l'Industrie, au Nord;
Confluence, au Sud (grâce au projet de la nouvelle passerelle faisant le lien avec le quai Jean-Jacques-Rousseau)
et, pourquoi pas, La Part-Dieu, à l'Est, grâce à une nouvelle passerelle du Change ?

 

2- Le Vieux-Lyon, patrimoine vivant

La RVL fait ici des propositions visant à faire évoluer le secteur sauvegardé sans trahir ses valeurs d'origine qui font que cet ensemble est un quartier vivant.

Vivre dans le patrimoine
Habiter le patrimoine devient un critère de choix. De nouveaux modes d'habiter émergent : colocation, habitat intergénérationnel.
Comment appréhender ces nouveaux modes du vivre ensemble tout en respectant un équilibre qui fait que ce quartier de la ville est toujours « dans » la ville et n'est pas devenu un ghetto?

La RVL a toujours milité pour une mixité sociale et économique, pour un équilibre citoyen entre les habitants et les usagers (ceux qui y travaillent, le traversent ou le visitent). Dès l'origine, elle a été partie prenante des politiques d'intégration de HLM dans le Vieux-Lyon, elle reste attachée à cette diversité. Or, les chiffres montrent qu'il n'y a que 10% de logement social en 2013.
Il nous semble donc urgent de ne pas relâcher l'effort. Nous souhaitons que la collectivité relance des études sur l'habitat, reconsidère l'intervention de la commande publique et des offices de HLM dans ce quartier où l'habitat social, comme partout ailleurs, est indispensable. Nous souhaitons donc une politique volontariste dans ce sens : par exemple, une nouvelle OPAH ?

La RVL souhaite que les acteurs spécifiques de la collectivité fassent des propositions pour que le Vieux-Lyon reste un quartier vivant, mixte et multiple.

Le Groupe épiscopal, emblème du Vieux-Lyon
Chaque quartier de notre ville a son point d'ancrage : le château d'eau pour le quartier de la Soie, les Gratte-Ciel pour le quartier du même nom...
Alors, pour le Vieux-Lyon, ne peut-on imaginer qu'en plus de l'ancrage autour de la cathédrale, il y ait la constitution d'un ensemble emblématique autour du Groupe épiscopal : palais Saint-Jean, jardin archéologique et maison du Chamarier ?

Le projet de réhabilitation de la maison du Chamarier, dont l'établissement du cahier des charges tarde, pourrait ainsi être reconsidéré dans un ensemble et non pas isolément.
Certains projets pourraient être revisités : ainsi celui de Didier Repellin proposant un grand équipement culturel qui trouverait dans ce lieu un écrin parfait et aurait aussi une justification économique en créant un pôle dont le Vieux-Lyon manque tant !
La création de la métropole et la nouvelle répartition des compétences permettront de revoir ce projet avec plus de réalité (le jardin archéologique n'étant plus géré que par une seule collectivité dans cet ensemble).

La question des limites
Le Vieux-Lyon évolue et ses limites aussi. Plusieurs hypothèses sont émises et la Renaissance du Vieux-Lyon a une position d'ouverture et souhaite participer activement au débat : conserver les limites du secteur sauvegardé, élargir le périmètre au bassin de Saône, voire au site Unesco ?

Archives départementales
Rester vigilants sur l'aménagement de cet ensemble afin que son utilisation soit tournée vers un service public.

L'accessibilité
La RVL, passeur de patrimoine et acteur de la Cité, souhaite que soit pris en compte l'accessibilité du Vieux-Lyon aux personnes handicapées (mal voyants, personnes à mobilité réduite, etc.).

Protection du petit patrimoine
Compléter son inventaire avec recherche systématique des propriétaires responsables et étude de solutions financières.

Sites d'interprétation* : un nouvel élan pour Saint-Georges/La Quarantaine
La RVL est favorable à la création de sites d'interprétation qui ponctueraient les circuits de visites. Ceux-ci permettent au public d'appréhender les éléments patrimoniaux majeurs et donnent un cadrage historique en évoquant les éléments disparus.
Ainsi pourrait-on en envisager un à Saint-Laurent de Choulans, en lien avec La Quarantaine : ce circuit participerait à la redynamisation de ce quartier.

On peut en imaginer d'autres tout au long du Vieux-Lyon : à Saint-Georges, sur le site de l'ancienne Commanderie ; plus au Nord, à proximité de l'ancien pont du Change, en tirant parti d'un pignon resté aveugle après la démolition des maisons des rives du pont ; à la hauteur de l'ancienne douane (Palais de Bondy) ; mais aussi sur la rive gauche (« Vieux-Lyon d'en face »), près de l'ancienne pêcherie (quai de la Pêcherie) comme sur les sites des anciens couvents, ou sur l'hôtel de l'Europe...)

* Dispositif qui permet de lire un site en profondeur, en évoquant l'histoire des édifices disparus.

La RVL souhaite participer à la mise en place de politiques favorisant la vie dans un patrimoine qui doit réinventer sans cesse ses équilibres et conserver «l'esprit du lieu».

 

3 - Le Vieux-Lyon au quotidien

Aujourd'hui plus qu'hier encore, équilibre et qualité nous semblent devoir être des mots d'ordre indispensables pour régler l'ensemble des usages du Vieux-Lyon.

Des conditions de vie et d'accueil de qualité

  • En tout premier lieu, le pavage des rues doit pouvoir permettre une déambulation facile de même nature que dans d'autres villes inscrites par l'Unesco. Le pavage du Vieux-Lyon date de 1978, il est dégradé et est une entrave autant pour les habitants que pour les visiteurs, à l'inverse des zones piétonnes d'autres quartiers emblématiques de Lyon (rue Mercière, rue de la République..).

  • En plus de la zone piétonne actuelle, la circulation automobile doit être révisée. La création d'une zone de rencontre (zone 20) dans tout le Vieux-Lyon pourrait être créée (à l'exclusion des quais). Ce dispositif permettrait de favoriser les activités urbaines et la mixité des usages sans pour autant s'affranchir du trafic motorisé. Ainsi cohabitent, de manière apaisée dans un même espace, les piétons et les véhicules.
    Cette création profiterait à tout le Vieux-Lyon mais elle serait surtout un élément de redynamisation du quartier Saint-Georges, en particulier par le réaménagement de la rue du Doyenné. Cette requalification permettrait une amélioration notoire de la sécurisation des piétons, notamment entre le 40 et le 122 rue Saint-Georges : actuellement, sur certains tronçons de la rue Saint-Georges, les trottoirs ne font que quelques dizaines de centimètres de large !
    Une circulation améliorée permettrait aussi, à terme, la réimplantation d'activités qui font cruellement défaut à ce quartier.

  • Autre corollaire : la question des parkings. La RVL confirme sa position pour la suppression du parking Saint-Jean tout en précisant que des solutions alternatives doivent être trouvées. Autre amélioration des conditions d'accueil : l'éclairage des façades. Ne pourrait-on envisager l'éclairage de quelques façades du Vieux-Lyon à l'instar de ce qui est fait dans certaines rues de la Presqu'île (rue édouard-Herriot, rue Lanterne, etc.) ?

  • La qualité de cet accueil passe aussi par l'installation de toilettes publiques judicieusement placées afin d'éviter la dégradation des cours et des allées « faisant office de » !

  • Remonte-vélos : chemin Neuf (et, à la Croix-Rousse, tunnel de la rue Terme).

Toujours désireuse d'améliorer la vie quotidienne, la RVL fait quelques suggestions :

Les fêtes
Veiller à ce que le calendrier des manifestations officielles et publiques soit plus cohérent : par exemple, éviter que la brocante du Vieux-Lyon se déroule en même temps que les Journées Européennes du Patrimoine.

Autour de la gare Saint-Paul

  • Ramener un service postal dans un commerce ou dans un guichet de la gare ?
  • Créer un parc à vélos à proximité de la gare pour les cyclistes utilisateurs du train ?
  • Étudier le réaménagement de la place Saint-Paul puisque la restauration de la gare est terminée ?

La RVL est soucieuse de préserver l'atmosphère si particulière qui règne dans ce quartier tout comme le fragile équilibre entre habitants et usagers, sans que les uns excluent les autres.

 

La Renaissance du Vieux-Lyon, fidèle à sa tradition d'indépendance et de liberté, souhaite donc un Vieux-Lyon pluriel, vivant, connecté à la ville et garant de l'équilibre entre habitants et usagers.


C'est dans cet esprit que le groupe de travail suivant s'est réuni régulièrement pour préparer ce projet :
Élisabeth Blanc-Bernard, François Brégnac, Georges Guerrier, Émmanuel Lefait, Annick Lioud,
Véronique Nether, Yves Neyrolles, Philippe Paillard, Bruno Voisin.

Crédits photographiques : Yves Neyrolles, Grand Lyon.

Ce dossier a été présenté au bureau du conseil d'administration de la RVL et approuvé en janvier 2014.


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